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vendredi 22 juillet 2016

TriBreizh

Quel beau triathlon. Paumé dans les Monts d'Arrés, ce triathlon au format original : L à faire en DUO propose un très joli parcours, autour du lac de Sizun. Attention, 1250m de dénivellé sur les 90km de vélo. On est bien sur un parcours très vallonné.

L'épreuve s'est passée comme sur des roulettes. Enfin presque car une crevaison à déplorer, comme beaucoup d'autres équipes, victimes d'un "idiot" qui avait disposé des punaises à plusieurs endroits du parcours. Le positif, c'est que j'ai changé, en course, un boyau. C'est toujours bon de vérifier qu'on sait le faire. 11 minutes tout de même. Le négatif, c'est qu'avec des vitesses maximum à plus de 70km/h, ca pourrait être mortel ce genre de comportement.

Le tout fait avec Antoine, je me suis senti au top de bout en bout.

Natation habituelle, en milieu de paquet, Antoine sort 2 minutes devant moi et m'attends dans le parc. Mais au final très peu, car le temps qu'il fasse sa transition, j'arrive et le rattrape sur une transition ultra-rapide.

46ème temps natation (sur 150 équipes)

Le parcours vélo est sympa. Je pars sur mon protocole alimentaire qui limite l'apport hydrique en boisson de l'effort, et complète avec de l'eau pure. Et je m'alimente suivant le tarif habituel : 1/3 de barre toutes les 20 minutes, avec un gel à la caféïne de temps en temps.
Les successions d'ascensions et de descentes sont hyper récréatives. On prend vraiment du plaisir avec Antoine. Et l'on constate la différence phénoménale d'aérodynamique lorsque l'on dépasse les 50km/h en descente. Je vais bien plus vite que lui en position aéro sans pédaler, tandis qu'il arrive à peine à me rattraper en pédalant comme un dingue. On ajuste cela vite fait pour faire en sorte qu'il reste le plus proche possible de ma roue arrière en début de descente pour rester dans l'aspiration. Et ca marche bien. Après la pause imposée de 11 minutes pour changer mon boyau après avoir ramassé une belle punaise dans la roue avant, on repart bien énervé, et on se fait les 25 derniers kilomètres comme des bourrins.

Au final : 2h57, 57ème temps vélo, malgré la crevaison.

Et enfin la course à pied. Et dès le début, je sens que j'ai les jambes, j'ai l'estomac, j'ai la patate. Je fais la conversation sur les 15 premiers kilomètres. En insistant sur mon hydratation et celle de mon coéquipier. On compte les équipes que l'on reprend. Une bonne vingtaine au final.
Enfin l'arrivée avec tous les loulous, sous un beau soleil. Le lac est magnifique.

Au final : 1h34, 12ème temps cap.

Classement final : 28ème équipe en 5h13.



Et juste après l'arrivée, je me paye le luxe d'une interview avec le speaker. J'ai la frite, je peux même descendre le beau buffet juste après la ligne.
C'est tout bon de finir la dessus avant Vichy. Ca valide beaucoup de choses. Même si les conditions de températures étaient quasi parfaite (18/19°C) tandis qu'à Vichy ça sera surement une bonne dizaine de degré supplémentaires qu'il faudra intégrer.


samedi 2 juillet 2016

Triathlon Vertou Vignoble

Quelle belle épreuve que ce half ! Et à domicile qui plus est !
Première organisation, avec un presque sans faute.
Le rendez vous sera incontournable ces prochaines années, et après cette première année à 350 inscrits, nul doute que la barre des 450 athlètes sera atteinte l'année prochaine.

Natation somptueuse dans la Sèvre avec des rivages superbes vu depuis la rivière. 2,8km.
Vélo en 3 boucles, jamais ennuyant, mais très relevé : 900m de dénivellé sur 94km, pas mal pour une région soit disant plate.
Et course à pied, classique, entre rivière et propriétés, ombragé comme il faut. 20km.

Bref, tout pour plaire, tout pour faire un score.

Le bilan.

73ème sur 293 arrivants et 350 partants. Il y a eu du déchet. Au delà des contres performances et soucis inattendus (digestifs, mécaniques), je suis toujours surpris par le nombre d'athlètes qui ne sont juste pas assez préparés pour une épreuve de ce genre. Un Half, c'est long.

Etat de fraicheur

Bon. J'ai bien levé le pied la dernière semaine. En m'inspirant de la dernière semaine avant Aix. C'est un bon protocole pour être en forme le jour J. Le 10km du dimanche précédent n'a pas géné.

Natation

Toujours une énigme. J'ai l'impression d'avoir nagé vite. Notamment au retour. Impression trompeuse grâce au courant ? En tout cas, je me classe 190ème sur 350, donc en deça de la première moitié. Clairement, 2,8km sur ce half, ca me désavantage.

Vélo

Je suis resté prudent, en léger retrait sur les half précédent. 211w NP, 188 TSS. Je fini bien : 68ème temps vélo. C'est bien. Ce type de parcours valloné me convient beaucoup mieux que le plat. La zone de puissance est un bon compromis.

Course à pied

Début bien trop rapide. Premier kilomètre à 15km/h.... L'euphorie du moment. Un comble quand on court sur son 7ème half... Bref, je l'ai payé, d'autant plus que j'ai encore eu quelques soucis sur le ventre et la digestion. Comme toujours, malgré des sensations très moyennes sur la deuxième partie, je sors le 66ème temps course à pied. Très bon résultat par rapport aux sensations. Quand j'aurai réglé ce petit problème alimentaire, ca va faire mal.


Alimentation

Je suis parti sur le protocole 2 gorgées toutes les 5 minutes et barre amande bio en 3 fois toutes les 20 minutes. Boisson énergétique seulement.
Au final, j'ai bu plus que cela. Peut être un peu trop vu la longueur de la pause pipi sur le début course à pied.
Diagnostique : je vais me tenir à 2 toutes les 10 minutes de boissons énergétiques, en complétant par de l'eau pure entre 2. Trop de boissons énergétiques + la barre ont du m'amener dans des zones ou j'étais incapables d'assimiler autant de glucides. Résultat : pas de fringale, pas faim à l'arrivée (mais à fond les jours suivants), par contre très soif et 3 kilo qui manquent sur la balance (difficulté à boire sur la cap). J'ai bu la bonne quantité, mais pas ce qu'il fallait.
Cette fois, je pense cerner le protocole (parfait ?) pour mon prochain, qui est déjà ce Dimanche 3 juillet à Sizun.
10 minutes : 2 gorgées boissons énergétiques
20 minutes : 1/3 barre amande bio
Sur multiple de 5 : eau pure si temps chaud et/ou soif
Sur la dernière heure vélo : on remplace barre amande par gel avec cafeïne.

Et maintenant, à nous le TriBeizh. En mode équipe de 2 sur l'ensemble de l'épreuve. Ca va être sympathique !

lundi 23 mai 2016

Triathlon Sud Vendée - Half IronMan



Deuxième format L, 3 semaines après celui d’Aix en Provence amputé de sa natation.

Plusieurs objectifs :
  • Continuer à ajuster/valider le protocole alimentaire,
  • Constater (ou pas) les progrès natation en compétition
  • Tester une nouvelle puissance moyenne à vélo
  • Vérifier que la course à pied passe toujours aussi bien.

Il y a donc bien eu des enseignements car tout cela ne s’est pas passé comme prévu.

Arrivé à l’aiguillon sur mer le vendredi soir, en mobile-home au camping bel-Air, tout commence bien, les enfants sont ravis du lieu, les parents sont donc sereins.
Je ne me sens pas autant dans l’esprit de la compétition comme je pouvais l’être avant Aix.
J’arrive surement plus fatigué. Quelques nuits trop courtes sur la dernière semaine et le week-end précédent. On verra.

1ère mauvaise surprise : j’ai oublié ma boisson de l’effort. Argh. Tant pis, je vais partir sur une première gourde de miel et j’assurerai avec la boisson de l’organisation pour les suivantes.

Je vais assez tôt rejoindre le parc pour être cool et serein. Toute la préparation habituelle dans le parc et quelques messages Facebook plus tard, me voilà sur la plage, en combi, prêt à partir.

Pan, le coup de pistolet s’est fait attendre longtemps dans un silence inquiétant.
Me revoilà à nager parmi les 200 triathlètes au départ. Ce sont des sensations qui ne s’oublient pas. Et malgré la proximité (trop) importante avec certains athlètes, je garde mon calme, et me concentre à fond sur ma nage. C’est important car un de mes objectifs du jour. Me fatiguer sur la natation, en sortant un meilleur temps que d’habitude.
En regardant le classement natation, je suis d’abord déçu : 89ème. Milieu de classement, comme d’habitude. Mais à la vu du classement vélo, cap et final, on va dire que le niveau était particulièrement relevé :)

Le vélo. Je pars sans prendre de risque : chaussure de vélo aux pieds. Finalement, c’est pas mal, on ne galère pas à mettre les pieds dans les chaussures une fois sur le vélo. Sur un L, avec un parc pas trop long, c’est pas mal.
C’est le gros morceau. Celui où je veux confronter ma nouvelle FTP 265w à la réalité de la compétition. A 85% de FTP, ça nous donne 225w de moyenne. Je pars là dessus. Et rapidement, je me rends compte que je ne le tiendrais pas.
Le parcours est extrêmement monotone. De longues lignes droites, vente de 3/4 face ou de côté, plat de chez plat. Toujours en prise. Pas de répit. Les cuisses n’apprécient que moyennement.
Et la puissance baisse irrémédiablement de tour en tour (3 à faire).
Au final, 207wNP, 204w de moyenne et TSS à 146. 
Pour un temps vélo de 2h23, c’est faible. Le tableau du post précédent montre que je pouvais espérer un TSS à 170.
Avec un NP de 215w, je touchais les 160 TSS. Etonnant tout ça. Il me faut encore un peu plus de mesures pour en conclure quelque chose.

Au final, 58ème temps vélo, gain de 28 places. C’est un bon score sur un parcours fait pour les gros rouleurs.

La course à pied. Dès le début de la course à pied je sens que ça va être beaucoup plus dur qu’à Aix. Beaucoup moins d’aisance dans la foulée. Je dépasse mais ne survole pas par rapport aux reste des concurrents comme cela avait été le cas 3 semaines avant. Les jambes sont lourdes, et quand je me rends compte que le parcours prévoit un passage de 500 mètres sur la plage, à faire 3 fois, ça fini de m’enlever toute illusion sur un bon temps course à pied.
Bref, je vais souffrir (attention, c’est relatif), les jambes dures, et les quelques encouragements du public et de mes supporters me seront précieux.
Arrivée extraordinaire : mes 3 loulous avec moi, et Corentin pour sa première arrivée, qui pique un sprint mémorable, avec un sourire ENORME.



Je vais vite récupérer post arrivé. Drôle de course.
Au final, malgré ma sensation d’avoir été bien en dessous de mes capacités en course à pied, je fais quand même le 57ème temps avec un gain de 9 places.
Au global : classé 52. Sur 170. Pas tip/top en ratio, mais peu de monde, et souvent dans ces cas là : du niveau.

Côté alimentation : rien à redire sur le vélo, je suis le plan de marche. Sur la course à pied, j’ai tenté la barre d’EndurActiv prise sur le vélo, mais ça ne passe pas très bien, bouche trop sèche. Je fini au coca+eau. Ca passe pas mal. peut-être un peu plus d’eau pour sentir l’estomac moins lourd. Comme toujours. Après l’épreuve, je n’ai pas faim : bon signe j’ai assez mangé, mais clairement j’ai besoin d’eau.

Donc pour conclure, sur les objectifs :

Alimentation :
Il ne faut pas hésiter à boire plus. J’ai trop bu à Aix, mais j’étais super bien pour la CAP. Et pas de grosse sensation de soif à l’arrivée ni d’estomac retourné. A 22°C plus soleil plus vent, il faut au moins 3/4 gorgées toutes les 5 min sur le vélo. 

Natation :
Oui il y a du progrès. Encore timide, à confirmer, mais ça arrive.

Puissance Vélo :
Difficile de faire la part des choses entre l’incapacité à tenir l’objectif, la fatigue de la semaine précédente, … Il me faut encore quelques retours d’expérience pour conclure. Avec surement une approche plus modeste sur la première partie pour monter en puissance sur la deuxième moitié.

Course à pied après un gros vélo :
Ce n’est pas passé. Pas la catastrophe non plus vu la difficulté du parcours et mon classement, mais sensations pas folichonnes. A cause du gros vélo ? A cause d’une hydratation un peu juste ? A cause de la fatigue ? Là encore, à tester à Vertou.

Fraicheur :
Une grosse séance cap dans la semaine de la compétition, alors que je n’en avais pas fait pour Aix. Surement mieux d’être plus prudent dans la semaine de la compétition. Ici ce n’est pas grave, ce n’était qu’une course test, pas un objectif.




vendredi 6 mai 2016

IronMan 70.3 Pays d'Aix

1er Mai, premier triathlon de la saison 2016, avec un un half à Aix en Provence.
Clairement, c'est de la grosse organisation. Et c'est  sympa de voir tout ce monde, venir de toute la planète (57 nationalités représentées).
Ca se la raconte aussi. On a l'impression que certains amateurs sont des champions du monde, et que d'autres vont faire l'épreuve de leur vie. En tout cas, c'est animé.
Temps moyen, et prévision météo mauvaise pour le Dimanche. Pas de pluie, mais beaucoup de vent : 80km/h, que l'on aura de côté à vélo. Et température assez basse le matin.
Ces conditions, et la température très faible du lac, font que l'organisation décide d'annuler la partie natation le matin de l'épreuve.

Bonne frustration sur le coup. J'ai bossé la natation, et je sais que j'ai progressé. Dommage de ne pas pouvoir le juger en compétition. Je me lâche un peu sur Facebook, ca calme. Mais au final, avec le recul et les méga bourasques de vents que l'on s'est pris sur le vélo, c'est assez logique. Il y aurait surement eu de nombreux problèmes d'hypothermies.

Remobilisation mentale sur l'épreuve. Ca reste un gros morceau. Ca sera un départ en contre la montre. 5 cyclistes toutes les 8 secondes. Et l'organisation assure. Tous les départs se font dans le timing prévu, et de manière fluide.
Je pars au milieu (2500 concurrents), 8 secondes derrière mon frère.

C'est marrant de faire un départ contre la montre, les 5 bips, puis le bip plus long pour s'élancer. Comme à la télé :) C'est parti !

Toute le début, vent dans le dos, enrobé de très bonne qualité, c'est le pied. Position aéro, sensations au top. 10km à 37 de moyenne.

Ensuite, commence le véritable parcours d'Aix, c'est a dire une succession de petites ascensions et descentes, dans des paysages magnifiques.

Ca déroule facilement, et hormis un petit passage avec vent de face où l'on a l'impression de rester collé à la route, et un passage avec des rafales de côté, dangereux tellement le vélo chasse, tout se passe bien.

L'ascencion du col de cengle tant attendu est là. 3km d'ascencion à 8%. C'est raisonnable, et je double des cyclistes par dizaines. Hyper enivrant. Le départ en CLM fait que de nombreux cyclistes de niveau moindre sont partis avant. Et l'on passe son temps à en rattraper. Ca booste. Au final, 15km/h de moyenne sur l'ascension. Pas mal, sans laisser trop d'énergie.

Le reste du parcours est facile et descendant pour retourner à Aix. Je perd clairement beaucoup de temps dans les descentes par rapport à d'autres. Je n'ai pas la technique, me fais peur dans quelques virages, et freine beaucoup.

Côté puissance ca se voit. Je me retrouve avec une NP à 221W pour une moyenne à 191W. Soit un rapport de 1,16 ce qui est bien trop (idéal <1.05). C'est clairement le différentiel créé par les ascensions et les descentes. Pour l'optimiser il faudrait travailler les descentes.
Sinon 221W pour une FTP re-mesuré à 265w trois jours après la course, ça nous donne un ratio de 83%. Et une TSS à 214. Ce qui est élevé, mais qui passe puisque je sors une très bonne course à pied derrière. La TSS a été calculée par rapport à une FTP de 255, pour être juste il faudrait la recalculer par rapport à 265, ce qui donnerait 200.
Ca reste élevé par rapport à le théorie, étonnant. Ca me met dans la zone "You're going to struggle" :) Peut-être la grosse différence entre le NP et l'average, fait qu'il faudrait plutôt considérer une valeur entre les 2. On verra dans 2 semaines à L'aiguillon sur mer, avec un parcours hyper plat qui permettra de rapprocher fortement moyenne et NP.

Course à pied : super sensations. J'ai forcé à mettre une cadence élevée, 87 de moyenne, tenue de bout en bout. C'est good et ça me permet de sortir une moyenne à 4'32'' du kilomètre. Petit coup de mou durant le 3ème et dernier tour, sur 3 kilomètres, que j'expliquerai plutôt par un léger manque d'hydratation/alimentation sur la course à pied. Au final 1h28 pour le semi, car il ne fait en réalité que 19.6 km ! Ca permet d'avoir des chronos de fou en course à pied :)

Côté alimentation et hydratation, j'ai suivi ce que j'avais planifié, à la lettre. 2 à 3 gorgés de boisson de l'effort sur le vélo toutes les 5 minutes. En vérifiant que j'étais sur la base de 750ml par heure. Peut-être un peu trop élevé d'ailleurs vu la température, mais il vaut mieux dans ce sens. En complément une barre bio Endur'Activ en 3 fois toutes les 20 minutes. Elles sont excellents, ca passe tout seul. J'en ai mangé jusqu'à la course à pied, avec un gel High5 sur la fin, je me demande si la prochaine fois, je ne mise pas tout sur ces barres. Et course à pied, un verre (soit 2 à 3 gorgés) à chaque ravitaillement, de boisson de l'effort. Avec le recul, j'aurai du faire une fois boisson de l'effort, une fois eau. En prenant 2 verres d'eau plutôt qu'un. Je pars la dessus la prochaine fois car là, ca ne m'a fait que 18 gorgés sur l'ensemble des 1h28 de course, soit 600ml. Un peu juste.

Au final, très content de ma course.
Résultat groupe d'âge : 50ème sur 287
Résultat scratch : 357ème sur 2058

A 50' du premier : Bertrand Billard. Pas trop mal, car c'est un tout autre monde. Du niveau mondial. Impressionnant sur le vélo : 40km/h de moyenne !!! et sur la course à pied, 1h14 !
Au passage très sympa ce départ en CLM directement à vélo, car il nous a permis de voir ces athlètes de classe mondiale s'élancer avant nous.

Après l'arrivée, grand festin. Il y a de tout. Gauffres, Crèpes au chocolat, au nutella, au sucre, assiette de fruits frais, pasta box, pitch, pom'potes, bières, Saint Yorre, nuggets, ....


Et pour info, ma course en mode Training Peaks pour les geeks de l'entrainement :
Vélo : http://tpks.ws/yvRFU
Cap : http://tpks.ws/95MyL


jeudi 11 juin 2015

L des Sables

Voilà enfin le grand rendez-vous de la mi-année, avant le final prévu fin Août pour l’ironMan de Vichy en famille.
Nous sommes arrivés dès le Vendredi soir (épreuve le samedi après-midi 14h), dans une résidence Pierre&Vacances bien au calme sur la côte. Voisins de résidences : Fabien, Gégé et super filleul Léo et sa « dronénette ». Cela va nous permettre de nous mettre progressivement dans l’ambiance, en faisant monter la pression et en partageant la pasta-party familiale du Vendredi soir. Au passage, merci à Gégé pour les lasagnes !

Nuit classique, avec réveils nombreux liés aux restes de varicelle du petit dernier Corentin, et de ses aventures nocturnes en dehors du lit, plus ou moins malgré lui. Heureusement dans ces cas-là, Mélanie assure, c’est appréciable, surtout qu’en triathlète égoïste, j’avais mis les boules quiès…

Enfin Samedi matin ! Pas la grande forme, tout de même bien fatigué avec le boulot et des nuits trop courtes. Mais je positive, musculairement ça à l’air bon, j’ai été très raisonnable cette dernière semaine, et tout cela devrait se réveiller à l’approche de l’épreuve avec l’excitation et l’adrénaline.
Je profite de la matinée pour aller chercher tranquillement le dossard. Le parc est à 2km de la résidence en longeant la côté. Mélanie et les 2 grands y vont, en footing pour Madame et vélo pour les enfants après un passage éclair à la piscine. Elle a beau être chauffée, ca n'est visiblement pas assez. Je reste raisonnable en prenant le p’tit dernier avec moi en voiture. Mon frère et ma belle-sœur opte pour la marche à pied, sur ce coup, je suis le fainéant de la famille. Arrivé sur place, récupération du dossard, et hop un petit tour sur la plage pour m’y promener avec Corentin. Et là première surprise : des centaines de petites méduses jonchent la plage. Hum… Corentin joue avec en faisant tout de même attention à ne pas les toucher directement. Vu leur nombre sur le sable, je vais surement en trouver un paquet dans la mer durant la natation…

Et puis retour résidence pour manger ma petite mixture. Un mélange de farine de blé/orge/riz/poudre d’amande/miel/chocolat en poudre. Pas la saveur de l’année, mais très digeste et calorique. Petit à petit, je prépare toutes mes affaires. Petit à petit, je rentre dedans, la concentration monte.

Mon frère et moi nous rendons au parc à vélo, en vélo, avec toutes nos affaires. Combi, nourriture, baskets, chaussures vélo, casques, … c’est toujours un grand déménagement. Arrivée dans le parc, les copains du club sont en nombre (33 du club au départ !), et le parc est tout en longueur le long de la plage. Il fait plusieurs centaines de mètres, sa traversée sera longue durant les transitions…

Je repère où se trouve Fabien et Antoine (un pote), on discute, on se concentre, ça se rapproche et ça se sent.

J’opte pour une alimentation sucré basée exclusivement sur les gels, et liquide à base d’eau pure. Je préfère ajuster le taux de sucre directement avec les gels et avoir à disposition de l’eau pure. Surtout après une natation en mer, qui en général dessèche pas mal, laisse un goût de sel persistant dans la bouche : l’eau claire sera la bienvenue. Plan de route, 1 gel toutes les 20 minutes, et eau suivant la soif du moment.

Toutes les affaires sont bien organisées dans mon petit bout de parc. Je repère une dernière fois les moyens de ne pas louper mon emplacement lors de mes transitions. Direction le briefing, qui sera classique, avec pas mal d’insistance sur l’interdiction du drafting.


On descend sur la plage. Les féminines partent en petit groupe en avance, et l’on va se mettre en place. Le temps d’apercevoir ma tribu et d’échanger des bises et encouragements, et je me range dans le gros paquets de triathlètes en combi noire. Ca va bientôt partir. Je me focalise sur ma respiration. On reste calme, et surtout … on pense à respirer !!!


Pan, c’est parti. Je suis toujours surpris par le top départ. On a beau s’y attendre, je n’arrive jamais a réaliser de suite qu’il va falloir se lancer dans l’eau, avec 450 collègues triathlètes, tous motivés :). Et c’est parti, pas mal de vague en bord de mer, difficile de s’élancer. Je me lance quand même assez rapidement en crawl. J’en vois pas mal sur les côtés qui continuent à marcher. Ils semblent avancer aussi vite, mais dès qu’une grosse vague déferle, ils reculent et perdent du terrain. Conclusion : il vaut mieux nager le plus tôt possible. Cette fois c’est bien parti, il y a du monde, ca bouscule un peu, mais ca reste raisonnable. Je commence à prendre quelques repères visuels. J’aperçois la grande boué jaune au loin, c’est bon, je suis dans la bonne direction. Je vais suivre quelques pieds en vérifiant de temps en temps qu’ils ne dévient pas de la trajectoire. Finalement, je trouve toujours la natation assez courte. Je ne pense pas assez souvent à la qualité de ma nage, et à la fin, je me dis toujours que j’aurai du me concentrer un peu plus. A chaque fois, un coup, un doute sur la direction me déconcentre. Et cette fois, j’avais une excuse supplémentaire : les méduses. Impressionnant bancs de méduses au large. Par centaine. Partout. Ca fait parfois hésiter à lancer la main, mais la combi rassure. Au final, une d’entre elle va tout de même me toucher le visage, et je vais ressentir un petit picotement sur le bas du nez pendant une dizaine de minutes. Rien de grave, mais sur le coup, on se pose toujours des questions sur l’ampleur que cela peut prendre.

Natation : 39'28'', position 201ème/397

Fin de la natation, je visualise mentalement ma sortie de l’eau pour ne rien oublier : top sur la montre, enlever le haute de la combi, remonter les lunettes, marcher rapidement dans le sable, et surtout….respirer !!! J’entends quelques supporters sur le sable sans réussir à voir qui c’est. Je remonte dans le parc et commence la longue traversée. Finalement, c’est sympa de passer le long de tous les triathlètes car ca permet de faire un état des lieux sur le monde devant soi. Clairement, je suis dans le paquet : le parc est rempli de monde, ca s’agite dans tous les sens. Surprise au milieu : je vois Fabien qui finalise sa transition. Ca veut dire qu’il ne doit être que 2 ou 3 minutes devant moi, c’est tout bon !
Arrivée à ma place sans encombre, je m'execute : on enlève le bas de la combi, j'enfile le dossard, le casque, je prend le vélo à la main et en route pour la sortie du parc !



Le vélo va être super agréable. J'ai super apprécié le parcours constitué de 3 tours de 31km.
J'avais prévu d'appuyer assez fort, et ne pas rester en retrait comme je fais habituellement pour garder toute la fraicheur pour la course à pied. Non, cette fois, je veux faire un gros vélo, et je vais y arriver. Rapidement, je rattrape Antoine. Il a l'air pas mal malgré tout ce qu'il dit sur son niveau en vélo.

Je passe, et après un premier tour avec pas mal de dépassements, le deuxième se fera beaucoup plus esseulé. A chaque passage près du parc, les supporters sont là et me précisent que Fabien n'est pas loin devant. C'est bon ça !


Le troisième tour est forcément plus dur, il faut se concentrer pour maintenir l'allure, mais je vais tenir bon.


Vélo : 2h38min44s, 55ème temps/397, position : 72ème (gain 129 places)

Je pose le vélo juste après Fabien. 36km/h de moyenne sur 93km. Je n'en reviens pas. Le verdict va maintenant tomber sur la course à pied.


Je sais que je n'ai quasi aucune chance de rattraper Fabien. Si je suis aussi près de lui à ce moment de la course, c'est qu'il s'est vraiment préservé sur le vélo et qu'il va nous sortir une très grosse course à pied. Ce qu'il a fait. Et pour ma part, et bien, je sors un bonne course à pied. Malgré l'effort consenti sur le vélo, j'ai l'énergie de maintenir un bon rythme, et d'accrocher les 1h33 sur le semi marathon (qui ne fait pas les 21km au passage ce qui explique tous les temps canons).

Les 3 tours vont s’enchaîner rapidement. Les supporters répartis sur le parcours, la sonorisation complète qui permet de vivre l'arrivée des premiers facilitent les choses. En entamant le dernier tour, Samuel, un copain du club me rattrape. On fini souvent proche dans le classement. Je m'accroche, on discute très peu, mais je sens qu'il faut vraiment que je reste derrière lui si je veux maintenir l'allure sur ce 3ème tour. Il ne me prendra pas plus de 5 mètres durant ce tour, Et en arrivant sur les 2 derniers kilomètres, à l'occasion d'un ravitaillement, je passe devant. Je jette un coup d’œil à ma montre. Et je réalise que je peux faire moins de 5 heures si je ne perds pas de temps. Ok, c'est maintenant qu'il faut vraiment se faire mal. J'accélère petit à petit. A 500 mètres de l'arrivée, je jette un coup d’œil rapide derrière. Samuel n'a pas pu suivre et l’écart s'est bien creusé. Je pense à l'arrivée. A mes loulous qui m'attendent peut-être. Je dois maintenir l’écart pour pouvoir franchir la ligne tranquillement.



Ca le fait. Et après avoir remonté le long parc qui permet d'arriver sur la ligne, j'aperçois Marion et Nathan, grands sourires, qui m'attendent avec impatience. Ils me suivent et me donnent la main.

Course à pied : 1h33min53s, 79ème temps/397, position : 64ème (gain 8 places)

Ca y est, c'est fait ! Un 4ème half-ironman bouclé. Je l'ai vraiment très bien vécu. L'impression d'avoir bien profité de la course. 4h59'14'' !!! Cerise sur le gâteau !

Je vais mettre une dizaine de minutes à m'en remettre après l'arrivée. La faute à un petit problème d'estomac, qui était complètement bloqué depuis une dizaine de kilomètres. Surement un peu trop d'alimentation sur la course à pied, et le petit passage à vélo où j'ai manqué d'eau n'a surement pas aidé.
Fabien est là. Il est content aussi. Il a réussi à être "raisonnable" sur le vélo et claquer une grosse course à pied. C'est tout bon. Ca promet pour Vichy, ça va être sympathique !!





lundi 12 mai 2014

Triathlon du Pays du Roi Morvan à Priziac

Premier triathlon de l'année, et pas des moindres : un half-ironman, à Priziac, dans les Monts d'Arrée en Bretagne.
C'est un peu tôt par rapport à l'objectif de l'année challenge Vichy, mais c'est le seul dont la date et le lieu correspondent avec mes contraintes.
Autre avantage, je l'ai déjà fait l'an dernier comme mon premier half de ma carrière triathlétique, j'ai donc un temps de référence, et je connais le parcours.
Cela va permettre de voir quels progrès ont été accomplis en 1 an, notamment avec le gros travail d'endurance et de maintien du seuil effectué en fin d'année dernière
et cet hiver.

Me voilà donc arrivant sur le site de Priziac à 9h pile. Soleil pour le moment, mais la journée est prévue comme une vraie journée bretonne : succession d'averses et de soleil.
Je vais retirer mon dossard, je croise Xavier Le Floch, organisateur de l'épreuve et au passage vainqueur de l'EmbrunMan - rien que cela - qui nous souhaite la bienvenue dans le "NorseMan" Breton.
C'est amusant, bien que sur le coup je trouve cela un peu exagéré, j'y repenserai plus tard dans la journée sur le vélo.

Dossard récupéré, je commence tous les préliminaires nécessaires à l'entrée dans le parc. Dossard sur la ceinture, étiquette vélo, casque, lunette, combi, ... ça prend du temps tout ça et j'arrive tout juste 5 minutes avant la fermeture du parc alors que je pensais avoir pris de la marge.
Je suis enfin dedans et rejoins ma place, ou je retrouve Samuel et Matthieu, 2 collègues du club.
J'installe toutes les affaires, en essayant de les protéger sous la chaise (à l'abri d'une averse), il fait un peu frais quand le soleil est voilé, j'enfile la combi et c'est parti pour le briefing puis l'accès au départ sur les rives du Lac de Bel-Air.

Grand soleil, c'est beau. Eau annoncée à 15,4°C. Soit 1°C de plus que l'an dernier. C'est important.
Quelques coups de bras dans l'eau en guise d'échauffement, je reviens sur la rive et me rend compte que j'ai oublié d'enlever mon alliance. Vite je demande à l'arbitre
si je peux retourner dans le parc pour la laisser - trop peur de la perdre dans l'eau - il acquiesce en me disant de me dépêcher. Petite foulée pour y retourner, et revenir.
Ca y est, je suis en place, sur le départ. Stéphane Garcia chauffe l'ambiance, c'est clairement un bon speaker. Il fait monter la pression. Ca va partir .... C'est parti !

La natation va être agréable. Elle se déroule bien, pas trop de bousculades, par contre, je n'arrive pas "à envoyer". Comme l'impression de ne pas être "à fond". J'essaye donc de bien m'appliquer sur ma technique en me disant que l'on verra plus tard pour essayer de se lâcher.
Sortie à l'australienne, je me dis que ça m'a déjà paru long, alors que ça ne sera que le quart de la distance pour l'ironman. Houch. Aller on y retourne, et c'est reparti. Le deuxième tour passe plus vite. Sur le retour, j'essaye d'envoyer un peu plus, mais toujours cette impression d'être "enfermé" dans ma combi et de ne pas pouvoir bouger librement les bras.
Je sors de l'eau. 40 min. Finalement, c'est pas mal et ça me classe un peu moins bien que le milieu de peloton (150ème temps natation).

Je file vers le parc, j'enlève la combi, et je suis ce que j'avais prévu : j'ajoute une couche par-dessus la tri-fonction + veste à manche longue, et j'y vais. 2min20 pour la transition. Ca me parait long sur le papier alors que j'ai l'impression d'avoir bien boosté.

Et c'est parti pour le vélo. Double objectif : accrocher les 30km/h de moyenne sur un parcours relevé (dénivelé et vent assez fort) tout en restant dans des zones cardiaques raisonnables : passer le moins souvent possible au-delà de 150/155. Côté alimentation : organisation militaire. On boit 2 petites gorgés toutes les 5 minutes (bip sur la montre !) et une demi barre énergétique toutes les 1/2 heure. Objectif, accrocher les 60 à 90 g de glucides par heure, et tourner autour de 750ml
d'eau par heure.

Quelques cafouillage avec les chaussures : la prochaine fois je les mets directement au pied dans le parc :). Le parcours démarre par une succession de bonnes bosses et j'y vais mollo. Je rejoints rapidement Matthieu qui m'indique des problèmes techniques. Je l'encourage et continu mon chemin. Une succession d'averses vient rappeler la météo capricieuse de la journée. En tout cas, ça roule bien. Ma moyenne horaire monte et se stabilise entre 28 et 30km/h au gré du dénivellé. J'aimerais
bien accrocher les 30 de moyenne à la fin. Il faut composer avec le vent qui fait des siennes pleine face en milieu de parcours et une belle averse de grêle qui ne durera pas longtemps mais qui fait mal. Tiens, tiens, qui avait parlé de Norseman Breton ? :) Je me mets à me causer et à chanter pour garder le peps, le moral et positiver.

Les 3h06 sont passées très vite. Quel bonheur sur les 15 derniers kilomètres, roulant, vent dans le dos, revêtement nickel, allongé sur le vélo CLM, entre 35 et 40km/h. Sensation de vitesse "facile", super agréable. Ça donne le moral, et surtout, ça me permet de poser le vélo avec 30,4km/h de moyenne au compteur sur les 92km, tout en ayant respecté mes plages de fréquence cardiaque et l'alimentation. Super, sur le papier, la course à pied doit bien se passer.
Car mon véritable objectif de la journée, je me le suis mis sur cette dernière portion : faire le semi marathon en moins d'1h45, soit 5min au kilo, ce qui me semble réaliste vu mon meilleur temps sur la distance : 1h27.
Après une transition normale, je me lance. Les premiers mètres sont toujours bizarres. Drôles de sensations dans le jambes. Je reste autour des 5' au kilo et laisse le temps aux muscles de s'adapter. C'est le seul moment où je vais me faire doubler par quelques concurrents qui partent à fond.

Les sensations reviennent après 1 kilomètre, je décide de bien relancer la machine et d'aller mettre le cœur dans des zones cardiaques plus élevées (autour de 165 soit ma fréquence "marathon"). Et ça donne .... un peu plus de 4'30 au kilo !!! Wouha, bonne surprise, surtout que je me sens vraiment bien. Je prends conscience que j'ai les moyens de réaliser une grosse course à pied. Restons calme, c'est la première fois que ça m'arrive en triathlon, profitons de ce peps pour bien se décontracter dans les descentes, allonger la foulée sur le plat, rester modeste dans les côtes.

Et tout cela tient terriblement bien. Je fini le premier tour (3 tours de 7km à faire), en pensant voir ma famille censée arriver à ce moment là. Personne, ce n'est pas grave, ça sera pour le prochain et ça m’a malgré tout tenu en haleine. Le deuxième tour se passe également très bien. Je double un paquet de monde, dont ceux qui sont partis à fond au début de la CAP.
Agréable. 
Cette fois, j'espère voir des visages connus à la fin du deuxième tour, ça me maintient dans du super positif. Je continu à m'alimenter avec gel perso + eau aux ravitos, mais je sens tout de même que ça commence à être un peu le bazar au niveau estomac. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Pas assez bu sur la CAP ? le plus probable, car à la fin de la course pas de grosse fringale, mais une soif importante.

Fin du deuxième tour, et, qui aperçois-je ??? Ma femme ! qui se met à courir avec moi. Super ! Je suis content, je peux partager mon état, mes bonnes sensations, que
je suis en train de faire une grosse CAP et qu'il va falloir tenir bon pour le 3ème tour. Elle m'encourage, me suis puis me laisse en me lançant sur de supers rails pour ce troisième tour.

Heureusement que c'est le dernier. L'allure tient, mais il faut aller la chercher. Ne sachant pas trop ce qui se passe au niveau estomac, je stoppe les gels, et me contente d'un verre d'eau + verre coca au ravitaillement. Ca passe. Clairement le mental commence à prendre le relais pour pousser la machine. Ce n'est pas la berezina au niveau musculaire, mais tout devient moins naturel. 
Je positive au 17ème km : allez, encore 3 pour attaquer le dernier, ca va le faire. Il faut tenir ces 3 là et le dernier viendra naturellement. 18ème, ca tient. 19ème, ca tient et surtout bonne surprise, ma femme est venu bien en amont pour m'accompagner dans cet avant dernier kilomètre plutôt
que tout à la fin. Super stratégie ! c'est là que c'est le plus dur. Elle court sur au moins 500m avec moi. Je suis vraiment heureux, même si je ne lui dit pas de peur de faire remonter un peu trop d'émotions et de perdre mes moyens. C'est un point que je dois retenir sur les fins de courses pour ne pas me démobiliser mentalement.
Trop émotif :)

Je suis secrètement heureux, car je maintiens mon 4'30'' et je sais que ca va lui poser problème pour me suivre longtemps. Le vilan :) mais  avec cela je me retrouve sans m'en rendre compte sur le dernier kilomètre puis 500 derniers mètres. C'est bon, je vais boucler le semi en 1h36, ma femme me laisse en m'indiquant que les enfants m'attendent juste avant l'arrivée pour finir en famille. Je me presse d'y être. Je les aperçois. Tous sages le long de la barrière prévue à cet effet. Cette
fois je me lâche, je me régale. Toutes les émotions sortent. Il m'embrayent le pas. Je leur donne la main. Ils sont heureux, moi aussi, on passe la ligne. Génial !

Bon quelques minutes pour revenir sur terre, récupérer un minimum de lucidité. Les enfants profitent du buffet. Je discute avec Samuel arrivé depuis 15min plus tôt. Grosse perf. J'apprends que je fini 85ème. Trop content, je visais la première moitié sur les 300 partants. Un point me taraude tout de même : l'ironman, ca va vraiment être un truc de fou. J'ai bien vécu la course, mais faire le double ... c'est autre chose. 5h27 d'effort, c'est déjà du lourd, du très lourd. Je n'ai plus qu'à espérer le
même état de forme, la même gestion et le même dénouement, même si je dois me préparer à quelques moments difficiles à passer, vu mon inexpérience de la distance.

Objectif atteint. Protocole alimentaire, ok, avec vigilance sur la CAP. Vélo de triathlon super dans les plats, lancé à fond. Pas de bobo particulier, si ce n'est une douleur au genou qui me suis depuis quelques semaines. C'est articulaire et circonstanciel, il faut juste penser à bien en guérir avant le jour J. A intégrer dans la prépa !